Black and White Positive Negative Book Gravure of Notre Dame de Paris and Edward S Curtis
Alternative Process Portrait Contact print Master of Photography of Night Cafe in Paris France and Arnold Schwarzenegger

Black and White Positive Negative Book Gravure of Notre Dame de Paris and Edward S Curtis


Il y a dix ans, après avoir changé de parcours dans ma carrière, j’ai porté toute mon attention sur la photographie. J’ai été très déçu de constater que beaucoup de mes anciens travaux, qui dataient de 25 ans, commençaient à montrer des signes de détérioration. Je ne voulais pas passer mon temps à travailler la photographie artistique avec des matériaux qui sont la cause même de l’autodestruction des tirages. Depuis 1850, il a été démontré que les méthodes basées sur les procédés argentiques ont un défaut quant à la longue conservation des images.

Vivant à Tucson, j’ai eu la chance de pouvoir utiliser les ressources de renommée mondiale du Center for Creative Photography de l’ Université d’Arizona. J’y ai cherché comment obtenir une photographie durable. Il y avait les Cyanines (Cyanotype), un processus avec du fer ; le Carbone, utilisant le « graphite » ; et les tirages platine (platinium print), utilisant le métal de platine. Voyant des exemples de chaque procédé, j’ai été attiré par la platinotypie avec ses tons chauds à graduations, et sa netteté impressionnante, parce que cette technique nécessite un négatif du même format que l’image. L’image platinotype est adoucie, car elle est imprimée sur du papier aquarelle. Comme on enduit l’émulsion à la main, le papier obtient un toucher organique qui complète la finition de l’image.

En regardant des anciennes photographies, j’ai été attiré par trois photographes en particulier: Eduard Steichen, Edward Curtis et Alfred Steiglitz. Tous produisaient des portraits de personnages, dont l’âme était, pour moi, « capturée ».

J’ai appris par moi-même comment tirer une épreuve, utilisant des négatifs 6x6 cm que j’avais faits il y a de nombreuses années avec mon Hasselblad. C’était fabuleux, la chambre noire n’était pas nécessaire, et plus d’odeurs chimiques ! En tirant les épreuves à l’extérieur, au soleil, je me suis senti comme un photographe pionnier. J’ai alors pris conscience que j’aimais le procédé et son résultat. Mais mes négatifs étaient petits, et mes tirages l’étaient également.

J’ai cherché à travailler avec des négatifs agrandis, mais je ne parvenais pas à obtenir l’apparence des images tirées à partir de formats plus grands. Ainsi, j’ai commencé à augmenter le format des négatifs. Cela marchait bien, car il y avait une suite d’apprentissages à connaître, qui permettait d’enduire manuellement des images plus grandes, 4x5, 5x7 et 8x10. Finalement j’ai trouvé un Wisner 11x14 d’occasion, une caméra professionnelle et là, j’ai senti que j’avais trouvé ma solution.

Les portraits sont ma spécialité - grand format platinium portraits. Des images qui sont faites pour durer 500 à 1000 ans. Moins de 40 personnes dans le monde travaillent dans le domaine du portrait au platinium. C’est de cette manière que je photographie des Américains indigènes dont la propre stabilité culturelle est menacée.

Ainsi, j’espère pouvoir ouvrir ce domaine au public qui ne connaît que très peu la platinotypie et la photographie au platinium.

J’espère que vous serez séduits par les images présentées.

Gary Auerbach